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A lire du seul trône depuis lequel nous sommes réellement tous égaux, du moins dans les faits, et à condition d’avoir du papier…
Si tu peux voir ton jeu détruit par une faute Et sans dire un seul mot te mettre à le rebâtir, Ou perdre d’un seul coup la balle et, Sans t’arrêter de jouer, tout faire pour la récupérer;
Si tu peux être fair-play sans pour autant être couillon, Si tu peux être sec sans casser constamment du stick, Et, te sentant haï par tout le championnat, sans pour autant le haïr, Continuer d’aborder chaque match sereinement;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles sur le terrain Travesties par les arbitres pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant capitaine Si tu peux rester intègre en conseillant la coach Et, si tu peux aimer le Wolvendael en frère Sans que celui-ci soit tout pour toi;
Si tu peux te remettre en question et encourager tes amis Sans jamais devenir mesquin ou destructeur, Rêver de faire le match parfait, sans laisser le rêve être ton maître, Penser que tu es un bon joueur sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage sur le terrain Si tu peux boire des bières avec tes équipiers sans trop de simagrées, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant à la mi-temps ou après le match; Si tu peux rencontrer Victoire après Défaite Et recevoir ces deux situations d’un même front, Si tu peux rester calme et lucide Quand tous les autres pètent les plombs;
Alors les arbitres, les autres équipes , la chance et la victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut bien mieux que la défaite et la gloire, Tu seras wolvendaelien !
Le furet démasqué
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